Guillaume Latendresse n'était pas dans le bon corps (comme joueur)

Publié le 9 décembre 2020 à 10h45
PAR JEFF DROUIN

Depuis que l'on a appris que l'épisode Dénaturé, qui concerne Guillaume Latendresse, sortira le 9 décembre, donc ce soir sur les ondes de RDS, Tender figure au sommet de la popularité québécoise. À l'intérieur du reportage, on apprendra entre autres que l'ancien numéro 84 du Canadien de Montréal était prisonnier de son corps. Une shape d'un attaquant de puissance, alors qu'il n'a pas cette violence qui coule à l'intérieur de lui.

Latendresse l'a lui-même mentionné et cet aspect a fort probablement "tuer" sa carrière. On parle ici d'un jeune homme de 18-19 ans qui est débarqué à Montréal en 2006 avec un gabarit impressionnant de 6 pieds 2 et 200 quelques livres. Un gars doté de bonnes mains pour marquer et d'une shape pour veiller tard. En plus de ça, avec le coup d'épaule du tonnerre sur Rob DiMaio, qui aura mis un terme à sa carrière, les partisans et le groupe d'entraîneurs de l'époque se sont aussitôt dit : Voilà enfin notre attaquant de puissance.



Souvenez-vous des Gui, Gui, Guiii!


Lui, il va marquer des garbages goals, il sera physique et deviendra une épice importante chez le bleu-blanc-rouge... Il s'est imposé d'une certaine façon en inscrivant 16 buts à deux reprises en plus de 14 en 56 rencontres. Un beau passage, mais un moment donné, le Canadien de Montréal l'a envoyé vers le Minnesota parce qu'il ne correspondait certes pas à l'attaquant de puissance recherché.

Dominic Ricard, son entraîneur à l'époque où il évoluait au sein des Voltigeurs de Drummondville, a livré une phrase très juste au sujet de son ancien poulain : «Il avait les outils pour faire vibrer les bandes et assommer ses adversaires, mais il n’avait pas la personnalité pour le faire de façon régulière!»

Le problème, c'est que Latendresse ne se sentait pas bien en dedans lorsqu'il livrait des coups d'épaule à outrance, il n'était réellement pas bien à l'intérieur de lui plus sa carrière avançait : « Aux cinq ou six matchs, quand je finissais une mise en échec, je voyais noir, je perdais mes jambes et j’avais mal au c½ur!»Voilà les premiers signes de futures commotions cérébrales, qui auront finalement "marqué" la fin de sa carrière. En fin de carrière, aux prises avec des symptômes sans arrêt, il a refusé un combat et il s'est fait traiter de pissous par Ryan White : «Je me suis fait traiter de peureux, de poule mouillée. Mais la réalité, c’est que oui, j’avais la chienne. Pas de perdre le combat. De perdre ma vie.»

Un récit incroyable, où certaines personnes ont mal jugé Guillaume Latendresse, un excellent individu qui jouait dans un rôle très loin de sa personnalité. N'oubliez pas de visionner cette émission dès ce soir sur les ondes de RDS (19h30).
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