Julien BriseBois (DG du Lightning) est en quelque sorte déçu de lui-même

Publié le 28 décembre 2020 à 15h00
PAR JEFF DROUIN

Julien BriseBois a dû transiger des individus et des joueurs qu'il appréciait grandement afin de se conformer à la masse salariale de 81,5 millions de dollars. Pour s'assurer d'être en règle, il a envoyé Cédric Paquette et Braydon Coburn à Ottawa en retour du contrat de Marian Gaborik et d'Anders Nilsson.

Ce ne fut pas une partie de plaisir pour le GM des Bolts, mais plutôt une fâcheuse situation financière. Grâce à cette transaction, lorsque les contrats de Nikita Kucherov, Gaborik et Nilsson se retrouveront sur la liste des éclopés à long terme, il sera en règle et ne recevra pas de pénalité.



«L'échange d'aujourd'hui (dimanche), c'est positif si l'on regarde l'aspect du plafond salarial. Mais en même temps, nous perdons deux joueurs qui nous ont aidés à remporter la Coupe Stanley et un choix de deuxième ronde. Nous ne recevons rien en retour, sauf un peu de place sur notre masse salariale. Ce n'est pas le genre de transaction qui se fait dans des circonstances normales, des circonstances où il n'y a pas de pandémie.» - BriseBois


BriseBois avait une autre avenue pour atteindre la limite permise, mais celle-ci contenait trop de mathématiques et de complications, en plus d'inclure des vétérans dans le portrait.«Nous aurions pu obtenir l'espace nécessaire sous le plafond sans conclure cette transaction, mais il aurait fallu que certains de nos vétérans passent par le ballottage, les insérer dans notre équipe de réserve ou les céder aux ligues mineures. En faisant cela, nous aurions obtenu un espace de 1,075 million $. Je ne croyais pas que c'était la bonne chose à faire. Nous aurions pu nous retrouver avec des gars mécontents, ce que j'aurais compris puisqu'ils veulent jouer.» - BriseBois

Comme businessman et humain avec un grand coeur, BriseBois a certes pris la meilleure des décisions, mais ça ne veut pas dire pour autant qu'il est pleinement satisfait. Au final, il aura perdu un choix de 2e tour afin que les Sénateurs d'Ottawa acceptent de commercer avec lui.
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