Maxim Lapierre a raconté une anecdote très particulière du hockey en Suisse

Publié le 11 décembre 2020 à 9h50
PAR JEFF DROUIN

Même si nous ne sommes pas des joueurs de hockey professionnels, nous sommes conscients qu'entre la LNH et les ligues professionnelles en Europe, il y a un monde de différence. Le calibre, la glace, les uniformes, les gens dans les gradins (avec des tambours et des foulards en Europe) ou le style de vie sont tous distincts. Ça n'a absolument rien à voir... La plupart du temps, lorsqu'un joueur de la LNH se dirige vers l'Europe, il s'en va délaisser son rêve pour jouer un rôle de mentor avec les jeunes.



«Quand tu vas en Europe, tu délaisses un peu ton rêve. En Europe, tu joues le rôle de vétéran et tu aides les jeunes.» - Alex Picard

Il y a également d'autres différences notables comme le style de jeu qui est moins physique, le nombre de joutes qui est moindre, mais des camps d'entraînement qui sont plus longs que dans la Ligue nationale. Cette recette fait en sorte qu'un joueur de hockey peut prolonger sa carrière de hockeyeur. Il y a également les voyages en autobus, qui ne ressemble en rien à ceux de la LNH, voire même ceux de la LHJMQ. Là-bas, le chauffeur arrête complètement l'autobus lorsque c'est l'heure de la pause café.


«Je suis arrivé en Suisse et on allait jouer sur la route. Un moment donné l’autobus arrête à mi-chemin, je me demande qu’est-ce qui se passe. C’était la pause "café et gâteaux". On n’est pas au même niveau qu’on était dans la Ligue nationale!» - Maxim Lapierre

J'ai beaucoup de difficulté à imaginer un entraîneur "dur" comme Michel Therrien mentionner à ses ouailles, poliment, "les petits garçons, c'est l'heure de la pause café"... Avec cette anecdote de Max Lapierre, on comprend qu'en Suisse, le côté humain ressort beaucoup plus que dans la LNH, où les joueurs deviennent pratiquement des robots.
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