Thomas Bordeleau serait avec l'équipe des USA s'il n'y avait pas eu un mauvais coup du sort

Publié le 13 décembre 2020 à 16h26
PAR JEFF DROUIN

Thomas Bordeleau, le fils de Sébastien, était ciblé pour être l'un des trois premiers centres de l'équipe des États-Unis en vue du prochain Championnat mondial des moins de 20 ans. S'il n'est pas de l'équipe, ce n'est certes pas à cause d'un mauvais camp, puisqu'il avait gagné son poste, mais plutôt à cause d'un coup de téléphone qui a changé les plans.



Il est environ 5h30 du matin, Bordeleau et son coéquipier (chambreur) dorment paisiblement jusqu'au moment où le téléphone sonne. Croyant que c'était une erreur, Bordeleau a décroché pour raccrocher aussitôt, mais quelques secondes à la suite de ça, le téléphone a sonné à nouveau. Les deux jeunes ont compris que personne ne se trompait et ils ont pris l'appel.

BOOM!


«Je me trouvais ce samedi matin dans ma chambre d’hôtel au camp de l’équipe américaine à Plymouth. J’ai appris la mauvaise nouvelle d’une façon bizarre. Je dormais dans ma chambre avec mon chambreur, John Beecher, quand le téléphone a sonné une première fois. Il était 5 h 30 du matin. Sur le coup, j’ai raccroché. Je croyais que c’était une erreur. Mais le téléphone dans la chambre a recommencé à sonner. Là, j’ai compris que ce n’était probablement pas une erreur. C’était le médecin de l’équipe américaine et il voulait parler à Beecher. Il lui a annoncé qu’il avait reçu un test positif à la COVID-19. Avec ce test positif, il n’y avait rien à faire en raison du protocole de l’IIHF. Beecher et moi devions quitter les lieux.» - Bordeleau

Mais le pire dans ce récit, le test de Beecher était finalement un faux positif puisqu'il a repassé les tests hier matin et ceux-ci n'indiquaient aucune présence de la COVID-19. Malgré ça, les règles de la IIHF sont strictes, donc les joueurs ont été écartés, puis malgré le "faux" test, ils ne peuvent pas revenir au sein de l'alignement. Les deux jeunes hommes sont donc exclus de l'équipe et dans le cas de Bordeleau, il devra se reprendre l'an prochain.

«Je suis triste, mais je n’y peux rien, a répliqué Bordeleau. Je comprends les règlements sauf que je trouve ça dommage. Beecher a fait un autre test ce matin [samedi] et il a reçu un résultat négatif. Il a donc de bonnes chances que le test de vendredi était un faux positif. Mais même là, c’est impossible d’y aller en raison des protocoles établis par l’IIHF.» - BordeleauPour ce qui de Bordeleau, tous les tests qu'il a eus, incluant ceux à l'Université du Michigan, étaient tous négatifs. Mais puisqu'il était en contact direct avec Beecher, il se devait d'écoper lui aussi. À partir de là, on peut comprendre à quel point ça peut être difficile pour le moral d'un jeune, qui passera le temps des Fêtes avec sa famille au Québec. Avant de quitter le camp, il a eu une discussion téléphonique très émotive avec le paternel, mais celle-ci a certes fait du bien.

Cette pandémie a beaucoup de répercussions chez les athlètes de haut niveau et les jeunes talentueux comme Bordeleau, qui amorce leur parcours chez les grands, c'est d'autant plus ardu.
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