Scott Gomez ne veut plus entendre parler de Montréal
Crédit photo: IMAGN IMAGES via Reuters Connect
Certaines pages de l'histoire du Canadien de Montréal sont difficiles à tourner. Celle de Scott Gomez en fait partie, et le principal intéressé n'a visiblement pas encore réussi à en faire le deuil.
Richard Labbé l'a révélé sur les ondes de BPM Sports : Gomez a refusé une entrevue avec le journaliste en invoquant une raison bien précise. Il ne veut plus jamais entendre parler de Montréal. Pas de l'équipe, pas de la ville, pas de rien qui touche de près ou de loin à ce chapitre de sa vie.
Ce refus en dit long sur les séquelles laissées par ce passage tumultueux. Gomez a été ridiculisé publiquement pendant plus d'un an, une expérience que même les joueurs les plus solides mentalement ne digèrent pas facilement.
La disette de 369 jours sans but, du 5 février 2011 au 9 février 2012, était devenue un sujet de dérision nationale. Les partisans applaudissaient chaque fois qu'il touchait à la rondelle, une façon cruelle de souligner son impuissance offensive. Les sombreros dans les gradins, référence à ses origines mexicaines et colombiennes, avaient achevé de transformer sa situation en spectacle humiliant.
Pour un joueur qui était arrivé à Montréal avec le statut de vedette et des attentes énormes, cette expérience a clairement laissé des traces profondes et durables.
Scott Gomez et le Canadien de Montréal : une transaction désastreuse qui hante encore l'ancien joueur plus d'une décennie plus tard
La transaction elle-même reste l'une des plus critiquées de l'histoire récente de l'organisation. En juillet 2009, le Canadien avait envoyé le défenseur Ryan McDonagh aux Rangers de New York pour obtenir Gomez. À l'époque, McDonagh était un espoir de 20 ans qui n'avait pas encore joué dans la LNH. Personne ne pouvait prévoir qu'il deviendrait un défenseur fiable qui évolue encore dans la LNH aujourd'hui.
Gomez avait connu une première saison honnête avec le Tricolore, récoltant 59 points en 78 matchs. Mais la suite avait été catastrophique. Sa production avait chuté dramatiquement, et la disette de buts avait transformé sa présence à Montréal en véritable calvaire public.
Il est permis de prendre un moment pour reconnaître que le traitement que Gomez a subi de la part des partisans montréalais était excessif. Rire d'un joueur en difficulté, applaudir ses erreurs, porter des sombreros pour se moquer de ses origines, tout cela dépasse le cadre de la critique sportive légitime.
Gomez méritait d'être critiqué pour ses performances insuffisantes par rapport à son salaire de 7,357 millions de dollars par saison. Mais le cirque médiatique et populaire qui a entouré sa disette est une page moins glorieuse dans l'histoire de la culture du hockey à Montréal.
Que Gomez garde de cette période un traumatisme bien vivant n'a donc rien de surprenant. Et son refus de revisiter ce chapitre, près de quinze ans plus tard, est la manifestation la plus éloquente de ce que cette expérience lui a réellement coûté.
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8 AOUT|177 REPONSES Scott Gomez ne veut plus entendre parler de Montréal Que retenez-vous surtout du passage de Scott Gomez avec le Canadien de Montréal? | ||
| La transaction ratée avec McDonagh | 110 | 62.1 % |
| La disette de 369 jours sans but | 51 | 28.8 % |
| Les sombreros dans les gradins | 6 | 3.4 % |
| Sa bonne première saison | 10 | 5.6 % |
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