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L'une des meilleures acquisitions de Marc Bergevin

8 octobre 2019
Le 2 mars 2015, Marc Bergevin faisait l'acquisition d'un défenseur de 6 pieds 3 pouces et 207 livres qui peinait à trouver sa place à Edmonton. Cet arrière droitier, qui venait d'être acquis en retour d'un choix de deuxième tour et un autre conditionnel de cinquième tour, tous deux en 2015, n'avait pas la confiance de tous avec les Oilers, si bien que ces derniers avaient placé le défenseur originaire du Michigan sur le marché des transactions afin de lui offrir un nouveau départ.

Cet arrière en question se nomme Jeff Petry, maintenant âgé de 31 ans, et il a prouvé à tous depuis son arrivée à Montréal qu'il n'y avait pas d'âge maximal pour atteindre son plein potentiel. Si à ses débuts avec l'équipe, Petry était considéré comme un simple défenseur de deuxième paire, il est aujourd'hui une pièce maîtresse des succès du Tricolore et son entraîneur lui fait de plus en plus confiance.

Le journaliste au Journal de Montréal, Jonathan Bernier, a tenté de décortiquer avec le principal intéressé la transformation extrême qu'avait connue le numéro 26 du Bleu-Blanc-Rouge dans les quatre dernières années :



De prime abord, à l'image de son jeu sur la patinoire, l'équipe du CH a considérablement changé depuis que Petry est un membre de la formation montréalaise, alors que seuls Carey Price et Brendan Gallagher étaient des membres de l'équipe en mars 2015.

S'il y a bien un homme qui a remarqué l'évolution incroyable de ce choix de deuxième ronde des Oilers en 2006, c'est bien Claude Julien lui-même. Le stratège du CH affirme d'ailleurs que son défenseur est beaucoup plus polyvalent au fil des saisons :

« Il est beaucoup plus complet. On sait qu’il patine bien et qu’il peut effectuer de bons jeux. Mais il prend de plus en plus de fierté à bien faire défensivement. On le voit même distribuer de bonnes mises en échec de temps à autre. C’est quelque chose que je n’avais pas vu souvent de lui, même à l’époque où j’étais dans l’autre camp », a noté Claude Julien, lundi, après l’entraînement du Canadien.

Vous avez sans doute déjà entendu l'expression « le malheur des uns fait le bonheur des autres », et celle-ci s'est appliquée considérablement dans la progression de Jeff Petry avec le Canadien. En effet, les absences prolongées du capitaine Shea Weber dans les deux dernières campagnes ont permis à Petry d'obtenir davantage de temps de glace, chose qui a fait en sorte de bonifier sa confiance en lui :

« Son absence m’a appris à jouer un rôle différent. Bien sûr, il a fallu que je m’ajuste et que je me fasse confiance », a reconnu Petry.

Parlant de temps de glace en hausse, la page Twitter de l'émission « l'Antichambre » à RDS a dressé un portrait de la progression du temps passé sur la surface glacée du numéro 26 par rapport à celui du numéro 6 :



En ce sens, Claude Julien est d'avis que ses nouvelles responsabilités ont grandement été bénéfiques pour l'Américain :

« Ça ne lui a certainement pas nui. On lui en demandait plus, on lui donnait plus de responsabilités. Il a accepté ça comme un beau défi. Je suis certain que ça l’a aidé à devenir plus complet et à amener son jeu à maturité », a indiqué Julien.

Aujourd'hui, alors que Weber et Petry sont en santé, ce dernier n'a pas l'intention de retourner à l'ancienne version de lui-même, ce qui demeure une excellente nouvelle pour le Canadien de Montréal :

« Aujourd’hui, même si Shea est revenu, je joue de la même façon. Mon jeu défensif est beaucoup plus solide. »

Certes, l'absence de Shea Weber a été profitable pour Jeff Petry, mais les conseils de l'entraîneur-adjoint de l'équipe attitré aux défenseurs, Luke Richardson, ont été encore plus importants pour la progression du défenseur, selon les propos de Petry lui-même :

« Depuis son arrivée, Luke m’a beaucoup aidé dans certaines notions, comme la façon d’aborder une attaque, d’isoler un attaquant, de séparer l’adversaire de la rondelle, a-t-il révélé au Journal. Ce sont des choses qu’on m’avait déjà apprises, mais la manière dont il les explique aide grandement. »

Visiblement, ces conseils ont porté fruit, puisque de saison en saison avec le CH, Jeff Petry est beaucoup plus solide défensivement qu'il ne l'était et conjointement à cela, ses statistiques offensives n'ont fait que croître :

Statistiques de Jeff Petry :

2016-17 : 28 points (huit buts, vingt aides) en 80 rencontres

2017-18 : 42 points (douze buts, trente aides) en 82 rencontres

2018-19 : 46 points (treize buts, trente-trois aides) en 82 rencontres

Bref, sans dire que Jeff Petry est meilleur que Shea Weber, le premier cité ne cesse de prouver à tous que son impact est considérablement bénéfique pour les succès du Tricolore de par sa contribution offensive, défensive et physique. Celui qui commande un salaire de 5 500 000$ pour encore les deux prochaines saisons (contrat qui arrivera à terme le 1er juillet 2021) est clairement un rouage important dans l'alignement de Claude Julien et parions qu'il n'a pas encore fini de nous surprendre, lui qui ne cesse de s'améliorer malgré le fait qu'il avance en âge.

À noter que les Oilers d'Edmonton n'ont pas fait grand chose avec les choix que Marc Bergevin leur a offert en échange de Petry. La formation albertaine n'a même pas conservé le choix de deuxième ronde impliqué dans la transaction et le choix de cinquième tour conditionnel (devenu un choix de quatrième tour puisque Petry a signé avec le CH) a été utilisé pour repêcher l'arrière Caleb Jones, qui, au moment d'écrire ces lignes, n'a disputé que 17 rencontres dans le circuit Bettman.

Décidément, le DG du CH a clairement eu le dessus dans cette transaction.
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