Patrik Laine disait vrai : le malaise des Blue Jackets enfin exposé au grand jour
Patrik Laine ne l'a pas eu facile à Columbus, mais le temps finit toujours par donner raison à ceux qui osent nommer les problèmes. L'attaquant finlandais des Canadiens de Montréal voit ses anciennes critiques envers les Blue Jackets confirmées par nul autre que Rick Bowness, leur entraîneur-chef.
Le coach n'a pas mâché ses mots après une performance atroce de son équipe, pointant du doigt un manque flagrant d'engagement. Avec seulement trois mises en échec et 23 revirements dans un seul match, le constat de Bowness est d'une brutalité rare.
Le pilote a carrément affirmé que ses joueurs ne se soucient pas de la défaite et que perdre ne semble pas les déranger. C'est exactement le signal d'alarme que Laine tentait de tirer il y a 16 mois avant d'être critiqué par les partisans locaux.
À l'époque, le numéro 92 mentionnait que le groupe en Ohio était devenu beaucoup trop confortable dans la défaite. Il expliquait que l'environnement ne lui convenait plus parce que l'urgence de gagner avait disparu au profit d'une routine monotone.
« Patrik Laine avait tenu exactement les mêmes propos au sujet des Blue Jackets il y a seize mois, et il s'était fait sévèrement critiquer. Aujourd'hui, leur entraîneur le reconnaît. »
« Il suffit de jeter un oeil aux statistiques. Trois mises en échec, 23 revirements. Je ne sais pas si je serai de retour, mais si c'est le cas, je vais changer cette mentalité. Ces gars-là, ils s'en fichent. Perdre ne leur importe pas assez. Ça ne les dérange pas. » - Rick Bowness
« Il suffit de jeter un oeil aux statistiques. Trois mises en échec, 23 revirements. Je ne sais pas si je serai de retour, mais si c'est le cas, je vais changer cette mentalité. Ces gars-là, ils s'en fichent. Perdre ne leur importe pas assez. Ça ne les dérange pas. » - Rick Bowness
Depuis son arrivée avec les Canadiens de Montréal, le discours du grand ailier a radicalement changé. Il souligne que peu importe le résultat au tableau indicateur, l'effort et la volonté de s'améliorer sont omniprésents dans le vestiaire de Martin St-Louis.
Cette culture de la complaisance à Columbus semble être un mal profond que l'organisation n'arrive pas à extirper de ses murs. Les propos de Bowness viennent valider le malaise que Laine ressentait bien avant de demander son changement d'air vers le Québec.
Le malaise persistant en Ohio donne raison au CH
Il est clair que le Tricolore a mis la main sur un joueur qui a soif de compétition et qui ne supporte pas l'indifférence. La direction montréalaise a flairé la bonne affaire en misant sur un talent qui cherchait simplement un milieu exigeant.
Malheureusement pour lui, Laine ne joue pas et il n'a pratiquement pas joué de l'année, mais le simple fait de le voir dans le vestiaire et pratiquer avec l'équipe à chaque jour démontre son grand respect pour le club.
Les statistiques de Columbus cette saison confirment que le talent brut ne suffit pas quand le désir de vaincre est absent. Le contraste entre les deux organisations montre que la reconstruction de Kent Hughes mise d'abord sur le caractère des individus.
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